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Un réservoir
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...et mondiale
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Boire et se nourrir

Autrefois

Boire : Dans le vignoble, l’eau était acheminée jusqu’à des fontaines collectives situées sur les places publiques des villages ou dans des abreuvoirs et lavoirs.
En montagne, chaque ferme était alimentée par une source proche.
Cette eau était directement issue de la montagne et de la nappe phréatique. Elle ne subissait aucun traitement et seule la terre filtrait l’eau de ses impuretés.
 
Se nourrir : La population de la vallée était dépendante de la nourriture produite sur place. Une très grande partie des terres labourables était donc consacrée à la production de céréales et de légumes. L’agriculture n’était pas encore orientée vers la production de produits spécifiques destinés à être exportés ou transformés pour l'alimentation animale ou l'industrie. 
C’est dans ce contexte d’autosuffisance que se sont élaborées nos recettes traditionnelles.
 
 

Aujourd’hui

Boire : Aujourd’hui, l’eau est toujours locale : les sources sont captées en montagne, et dans la plaine, la nappe phréatique est pompée.
Cette eau est stockée dans des réservoirs situés plus hauts que les villages, et les maisons sont alimentées par gravité.
Avant d’arriver à notre robinet cette eau est contrôlée et subit parfois des traitements pour être conforme aux normes de potabilité actuelles.
Ceux qui ne boivent pas l’eau du robinet, achètent une eau importée d’autres régions françaises.

Se nourrir : Notre nourriture peut désormais provenir de n’importe où.
Selon nos goûts et nos envies nous pouvons choisir de manger des produits provenant de la région, de France ou bien du monde entier.
Certains légumes qui nous sont familiers, qui pourraient être produits localement, ont pourtant parcouru plusieurs milliers de kilomètres à bord de poids lourds avant d’arriver dans nos assiettes.
On constate même que certaines parcelles agricoles qui pourraient servir à nourrir des gens localement sont abandonnées et s’enfrichent, faute de rentabilité.
 
L’agriculture de montagne est fragile, elle est plus complexe que l’agriculture de plaine car soumise à plus de contraintes naturelles. Souvent on préfère l’abandonner au profit d’une agriculture plus intensive. La terre agricole est pourtant une terre de valeur. C’est une terre qui est issue du travail des hommes. Conquise sur la forêt, il a parfois fallu plusieurs siècles d'aménagement, de pratique agricole et de fumage des terres pour les rendre productives.
Dans la vallée, certains ont eu très tôt la volonté de conserver une agriculture de montagne vivante : la solution a été de se spécialiser dans la production laitière.
 
Le sacrifice des terres agricoles ne doit pas être un acte inconscient : l’enfrichement est certes réversible, mais l’urbanisation ne l’est pas, elle détruit les sols. Si les terres agricoles n’ont qu’une faible valeur foncière, ce sont elles qui sont les garantes de notre alimentation et d'une certaine renouvelabilité de nos ressources.

Aujourd'hui, d'où viens l'eau que nous buvons ?
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Autrefois...
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D'où viens notre alimentation aujourd'hui ?
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