Version malvoyantDiminuer la taille des caractèresAugmenter la taille des caractèresImprimerplan du siteContact
Site Paysages CCVK
Lecture linéaire
Les fermes dispersées sont ici !
Les fermes dispersées sont ici !
les balles enrubannées : une nouvelle pratique dont la place dans le paysage doit être réfléchie
cliquez pour agrandir l'image les balles enrubannées : une nouvelle pratique dont la place dans le paysage doit être réfléchie
le regain est une pratique ancestrale. Mais aujourd'hui, pour plus de rendement, les fauches sont multipliées, fragilisant la biodiversité
cliquez pour agrandir l'image le regain est une pratique ancestrale. Mais aujourd'hui, pour plus de rendement, les fauches sont multipliées, fragilisant la biodiversité
il est important de laisser les prés fleurir et le foin monter en graines : pour la flore locale mais aussi pour les insectes (abeilles)
cliquez pour agrandir l'image il est important de laisser les prés fleurir et le foin monter en graines : pour la flore locale mais aussi pour les insectes (abeilles)
les prairies fauchées trop tôt et trop souvent sont pauvres en biodiversité
cliquez pour agrandir l'image les prairies fauchées trop tôt et trop souvent sont pauvres en biodiversité
Que serait ce paysage sans ses arbres fruitiers ?
cliquez pour agrandir l'image Que serait ce paysage sans ses arbres fruitiers ?

Le paysage des fermes de demain : un paysage caractéristique qui pourrait disparaitre

Vers une extension des fermes et une intensification des pratiques ?

La vallée de Kaysersberg a su garder une dynamique agricole en se spécailisant et grâce aussi à la mécanisation. Il s'agit maintenant de rester dns cette dynamique tout en exploitant raisonnablement les richesses de notre territoire. Car petit à petit, si on s’installait dans une logique d’intensification pour la production laitière, les exploitations s’agrandiraient et les troupeaux également. La faible rémunération du prix du lait produit par une agriculture de montagne soumise à beaucoup de contraintes et de surcoûts pousse à ces changements. La mécanisation indispensable pour gérer plus d'hectares et de bétail contribue à l'augmentation des charges qui accélère encore le phénomène.
Mais peut-on entrer dans cette spirale où les exploitations seraient toujours plus grosses ? Il y aurait alors de moins en moins de fermes car les plus grandes occuperaient toujours plus d'espace, en ne mettant en valeur que les terrains les plus faciles, et en restant à l'affut de la défaillance d'un collègue ou de son départ à la retraite pour dépecer son exploitation et s'agrandir. Imaginons qu’il n’y ait plus assez d’herbe pour toutes les vaches… il faudrait alors importer du fourrage. Et peut être même que certains agriculteurs se mettraient à acheter principalement de l’ensilage de maïs produit par l'agriculture intensive de plaine ? Et que deviendrait alors le munster fermier, le vrai ?

 

La transformation des fermes et les nouvelles constructions

De plus en plus de fermes seraient converties en maisons d’habitation ou résidences secondaires tandis qu’en parallèle, de nouvelles maisons continueraient à se construire.
Aujourd’hui, les nouvelles constructions ne sont pas toujours réfléchies pour respecter le terrain ou l'environnement dans lequel elles semblent parachutées plutôt qu'insérées. De gros travaux de terrassement sont effectués, non seulement couteux, mais ausi destructeurs d'environnement et de paysage.
La ferme traditionnelle s’adaptait au relief des versants pentus. Souvent, une façade de la maison était enterrée, l’architecture respectait la pente et l’emplacement de la ferme était choisi en fonction du relief et de l’ensoleillement.

 

Vers l’abandon des fermes traditionnelles ?

Et que se passerait-il si certaines fermes continuaient de s’agrandir et de nouvelles maisons de se construire ? De vieilles fermes risqueraient au contraire de tomber dans l’abandon : trop loin des villages, peu adaptées à nos modes de vie actuels, elles ne seront pas reprises par les exploitants, ni réhabilitées en habitation ou alors, seulement habitée deux mois par an en résidence secondaire.
De même, le patrimoine ancien de murets continue de s’enfricher et de s’écrouler faute d’entretien.

 

L’amenuisement de la faune et la flore

Pour plus de rendement, les agriculteurs sont tentés de faucher de plus en plus tôt et plus souvent : ils font plusieurs regains. Les regains correspondent aux fauches que l'on fait après le premier fauchage. Ce premier est fait à maturité de l'herbe, tandis que les regains sont fait plus tard dans la saison, lorsque l'herbe a un peu repoussé. Les pratiques s’intensifiant ainsi, la faune et la flore des prairies, des berges, des lisières… deviennent plus fragiles. Les habitats écologiques sont de moins en moins diversifiés, les drainages souterrains remplacent les ruisseaux, les foins ne montent plus à graine, etc.

 

Vers la disparition des vergers ?

Les vergers sont aujourd’hui déjà vieux. Imaginons qu’ils ne soient pas remplacés… ils disparaitraient rapidement. Plus d’ombre pour les vaches, plus de fruits... Mais nous perdrions aussi un paysage, une tradition, des gôuts typiques et des savoir-faire.
Il serait intéressant de penser à leur renouvellement en plantant de jeunes arbres fruitiers de variétés anciennes pour remplacer ces arbres devenus vieux et préserver la diversité. Mais cela n’ira pas sans l’utilisation de ces fruitiers : la récolte des fruits doit être faite pour perpétuer ainsi la tradition et valoriser les productions locales. Une nouvelle réflexion sur les débouchés parait incontournable.
 
 

Installez le plugin Flash pour voir l'animation : Cliquez ici pour le télécharger